Vendredi 10 Août 2007
Bon début de week-end à vous tous, avec la belle journée qui trône sur le Québec aujourd’hui, sûrement que plusieurs personnes, voudront profiter ce cette température pour faire des BBQ’s .
Mais.. Est-ce exact que tout le monde peut vraiment se le permettre ?
J’en doute fort, et pas seulement pour les BBQ’s, mais simplement pour se nourrir convenablement.
Comment se fait-il que la nourriture ait augmenté, à ce point, alors que la plupart des gens ne possèdent même pas les moyens financiers adéquats pour se faire une épicerie dite « normale ».
Ok, peut-être qu’il a des gens qui pourraient se le permettre, mais qui investissent ailleurs, comme 2 paiements d’automobiles, 3 paiements de cartes de crédits etc, tout cela afin d’avoir un peu de luxe.. Mais dans un cas comme celui-ci, cela devient « leur » problème.
Mais parlons d’une façon générale de cette augmentation des prix au niveau de la nourriture.
Les Multinationales..
Ces épiceries, dans lesquelles nous retrouvons de tout, regorgent de spéciaux tape à l’œil, c’est de l’aveuglement volontaire et ciblé pour emmener les clients chez eux, qui finalement auront l’impression d’avoir économisé, mais…. Qui auront dépensé plus que s’ils avaient recherché que les produits spécifiques dont ils avaient besoin.
Ces grandes chaînes, ont des « actionnaires » pour qui le mot profit est en haut de la liste, donc tout est bon pour y arriver.
Le contrôle des prix.
Il y a aussi les méthodes de contrôle des prix qui existent partout dans le monde pour faire monter les prix et maximiser le profit en créant la rareté.
Les Pommes de Terres, il y a plusieurs années, j’ai vu un reportage à la télé qui montrait des producteurs de Pommes de Terres, détruisant des montagnes de patates fraîches avec des Bulldozers pour créer le rareté, plutôt que de les redistribuer à moindre prix via un réseau qui aurait permis de faciliter la vie à plusieurs milliers de personnes, et il ne s’agissait que d’un seul producteur, imaginez que tout les producteur s’y seraient mis.
Il y a le lait et les quotas, qui exigent qu’un producteur doit se débarrasser de l’excédent de son produit et qui l’empêchent d’en disposer en le donnant aux autres ou, en le vendant à coût moindre.
Etc…
L’abondance Ce qui m’échappe aujourd’hui, c’est que nous vivons dans un monde, d’abondance « contrôlé », on a de tout, mais par le fait même, on contrôle les prix, alors que le monde pourrait tellement vivre mieux, avec toute cette abondance dont on dispose dans la nature.
Ce n’est pas normal que l’on retrouve une si grande différence entre le producteur de viande, qui ne reçoit presque rien pour son produit et le prix en tablette, biensûr qu’il y a des intermédiaires qui agissent dans le système et c’est normal, mais il y a quelqu’un quelque part qui se graisse les pattes, et cela pas seulement dans la viande mais dans pleins d’autres départements dans les produits d’épicerie.
Ce n’est pas normal que l’on puisse s’habiller décemment de la tête aux pieds pour 40$ tout en restant bien vêtu et décent et que trois articles de viande nous coûtent presque aussi cher !
C’est bien dommage de voir le bien que l’on pourrait faire à l’humanité, tout ça sur le dos du profit.
Mario Vachon Senneterre, Qc
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Tu as bien raison!
Les épiceries de grandes chaînes s'approvisionnent toutes à des entrepôts centrales. Auparavent, quand c'était le temps des fruits ou légumes de saison, les producteurs locaux pouvaient acheminer directement leurs produits sur le marché IGA, Provigo ou autres. Aujourd'hui les acheteurs de ces chaînes vont s'approvisionner en grand volume à l'entrepôy qui elle achète à grand volume partout dans le monde.
Résultat, on se retrouve avec des fraises de la Californie sur les tablettes en plein mois de juin, des épis de maïs de la Louisiane et même des pois mange-tout de la Chine en plein mois d'août. Du soja des Indes.
Ces aliments sont cultivés selon des normes qui sont illégales au Canada (insecticide, pesticide etc...) mais qui passent nos frontières au nom du village global et du libre-échange.
Les travailleurs qui étaient intoxiqués par ces produits et qui développaient des cancers chez-nous, sont maintenant des travailleurs d'ailleurs.
Mais on a bonne conscience parce que leurs produits sont moins chère et que l'argent ferme bien des yeux.
À bon entendeur.